Le détail qui change tout : le salaire de référence
La plupart des salariés calculent leur indemnité sur leur dernier salaire — et se trompent. La loi impose de comparer deux moyennes : celle des douze derniers mois et celle des trois derniers (primes annuelles proratisées), puis de retenir la plus favorable. Si vous avez touché un treizième mois ou une prime récente, la formule des trois mois peut sensiblement augmenter votre indemnité. Autre subtilité : l'ancienneté se calcule jusqu'à la fin du préavis, même s'il n'est pas exécuté — quelques mois qui peuvent faire franchir un seuil. Enfin, gardez en tête que ce calculateur donne le minimum légal : votre convention collective prime si elle est plus généreuse, et en rupture conventionnelle, ce minimum n'est que le point de départ de la négociation.
Questions fréquentes
Comment se calcule l'indemnité légale de licenciement ?
La formule légale accorde un quart de mois de salaire de référence par année d'ancienneté pour les dix premières années, puis un tiers de mois par année au-delà de dix ans. Les années incomplètes comptent au prorata des mois. Exemple : 12 ans d'ancienneté = (10 × ¼) + (2 × ⅓) = 3,17 mois de salaire.
Quel salaire sert de référence ?
Le plus favorable des deux calculs suivants : la moyenne de vos douze derniers mois de salaire brut, ou la moyenne de vos trois derniers mois (les primes annuelles étant alors proratisées). L'employeur doit retenir automatiquement la formule qui vous avantage.
L'indemnité est-elle imposable ?
L'indemnité légale de licenciement est exonérée d'impôt sur le revenu en totalité. Les sommes négociées au-delà peuvent être exonérées dans certaines limites (double de la rémunération annuelle brute ou moitié de l'indemnité totale, plafonnées). En rupture conventionnelle, le régime est proche mais des cotisations spécifiques s'appliquent.
Ai-je droit à une indemnité en cas de faute grave ?
Non : la faute grave (et a fortiori la faute lourde) prive de l'indemnité légale de licenciement et de l'indemnité de préavis. Vous conservez en revanche vos congés payés acquis. La qualification de faute grave est fréquemment requalifiée par les conseils de prud'hommes : un avis juridique peut valoir la peine.
Ma convention collective peut-elle prévoir plus ?
Oui, et c'est fréquent : de nombreuses conventions (Syntec, métallurgie, banque…) prévoient des indemnités supérieures au minimum légal, notamment pour les cadres ou les grandes anciennetés. La règle : c'est toujours le montant le plus favorable qui s'applique. Vérifiez votre convention avant toute négociation.
Et en rupture conventionnelle ?
L'indemnité spécifique de rupture conventionnelle ne peut pas être inférieure à l'indemnité légale de licenciement — c'est le plancher que calcule cet outil. Tout le reste est négociation : ancienneté stratégique, préjudice, contexte du départ. Beaucoup de salariés obtiennent bien davantage que le minimum.
Par ancienneté
- 2 ans d'ancienneté
- 3 ans d'ancienneté
- 5 ans d'ancienneté
- 8 ans d'ancienneté
- 10 ans d'ancienneté
- 15 ans d'ancienneté
- 20 ans d'ancienneté
- 25 ans d'ancienneté
Calculateurs liés
Après la rupture, estimez vos droits avec le futur calculateur d'allocations chômage, et vérifiez votre nouveau budget avec le calculateur brut en net.
Sources : Code du travail (art. L1234-9, R1234-1 à R1234-4), service-public.fr. Ces informations ne constituent pas un conseil juridique. Mis à jour : janvier 2026.